The Importance of Fashion in Our Lives

L’importance de la mode dans notre vie

Un article d’opinion éducatif sur les différentes strates de la mode.

La mode impacte les humains depuis des siècles. C’est un art en soi, qui permet de s’exprimer et de partager ses goûts avec le monde extérieur, sans barrières comme la parole. Un bon exemple de cela serait, par exemple, comment les femmes ont commencé à porter des pantalons dans les années 1920 afin de promouvoir le féminisme. La mode leur a alors permis de protester de façon extrêmement pacifique, mais qui ne peut être ignorée. Un autre exemple complètement différent serait la robe en viande de Lady Gaga, qui est depuis considérée comme une des artistes pop les plus excentriques de son époque. Que ce soit d’un point de vue historique ou dans la culture populaire, la mode permet de transcender les préjugés et les idées préconçues de la société dans laquelle nous vivons.

Avec le temps, les tendances ont changé et les standards de beauté ont évolué. Depuis quelques années, la mode seconde main a pris de l’ampleur, d’une part à cause de la crise environnementale à laquelle nous faisons face et, d’autre part, à cause du coût de la vie qui augmente rapidement. Acheter des vêtements dans des chaînes devient hors de prix. De plus, plus les années avancent, plus les compagnies font passer la quantité avant la qualité : nous payons alors pour des produits chers et de qualité médiocre. C’est pourquoi il est important de faire partie du réseau de mode seconde main afin de continuer à perpétuer cet art d’une manière qui respecte la planète que nous avons le privilège d’habiter.

Il y a seulement quelques années de cela, les friperies étaient mal vues, perçues comme des endroits dont la clientèle principale était composée de personnes dites « pauvres », qui ne pouvaient pas se payer des vêtements neufs. Cela a pourtant tranquillement changé, dû à la gentrification de multiples quartiers, notamment le Plateau-Mont-Royal. On peut également trouver de plus en plus de friperies dans d’autres quartiers qui étaient habités par les ouvriers dans les années 1960, comme Saint-Henri. Les friperies ont tranquillement transitionné en entreprises indépendantes spécialisées dans les vêtements dits vintage et sont désormais une norme dans les grandes villes. On retrouve évidemment encore des friperies qui fonctionnent sur une base de dons, mais même magasiner là-bas a été déstigmatisé assez récemment.

Le monde de la mode ne s’arrête cependant pas là. À l’opposé total, il y a les grands magasins, tels que Holt Renfrew, au centre-ville de Montréal, qui regroupent des marques de haute couture telles que Chanel, Tiffany, Louis Vuitton, Gucci, etc. Ce regroupement de magasins a permis à ces marques de luxe d’appartenir à une « maison » au sein de la ville, attirant plus de clients. Évidemment, ce type de produits est beaucoup moins accessible pour la majorité de la population en raison de leurs prix exorbitants. Il est cependant important de les mentionner puisqu’ils occupent une grande place dans l’industrie de la mode au niveau mondial. Ce sont souvent ces marques renommées qui dictent les tendances saisonnières et annuelles. La mode est autant une industrie qu’une hiérarchie. Les chaînes de magasins vont alors reproduire les styles popularisés par la haute couture afin de les rendre accessibles à la population. C’est un cycle complet allant du plus coûteux au moins dispendieux.

Finalement, il y a la mode vintage, que l’on peut retrouver de différentes manières. Cette catégorie est plus versatile et peut être autant très abordable que très chère. La culture du vintage va comme suit : plus une pièce est rare et ancienne, plus elle prend de la valeur. Certaines pièces peuvent se retrouver en friperie ou sur des plateformes de revente telles que Depop ou eBay, par exemple. D’autres vont parfois être vendues à des prix inimaginables, dans des ventes aux enchères entre autres. Il peut s’agir d’une pièce de collection ayant appartenu à une célébrité décédée, par exemple. On en retrouve de toutes les couleurs.

Au final, quel que soit notre milieu ou nos moyens, la mode nous est accessible. Il n’est pas question de budget, mais de volonté. Il ne faut pas l’ignorer. C’est en la prenant à la légère que notre voix s’atténue et que notre créativité se perd. Ne vous effacez pas. Partagez avec le monde qui vous entoure la personne que vous êtes à l’intérieur en la projetant à la surface. C’est bien plus qu’un simple moyen de se couvrir : c’est un médium artistique.

Texte rédigé par Massalia.

Photo prise par Secondli.

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